. ANIMA .


Lélia Demoisy



Vernissage le jeudi 3 septembre à partir de 17h 
Exposition du 3 au 13 septembre 2020







L’anima est le souffle, ce qui anime, ce qui rend vivant.

Lélia Demoisy entable un dialogue de corps à corps entre la matière du vivant et l’humain. Ce vis à vis instinctif et direct qui s’opère dans son travail place notre corps face à la pièce sculptée. Les matières vont s’influencer les unes aux autres, se mixer et se redéfinir singulièrement. Le végétal va prêter ses propriétés à l’animal et l’animal va rapprocher le bois de notre propre corps.  Le bois devient os, squelette, la peau devient écorce, révélant par cette transmutation des similitudes dans leurs organisations structurelles, des architectures-gabarits du vivant.

La sculpture parle au corps humain par mimétisme, le corps va prendre les caractéristiques de ce qu’il voit et qu’il assimile comme quelque chose de connu. On perçoit d’avance le toucher d’une peau, le poids d’un bois donné, la fragilité d’une épine, la sensation de la langue passant sur une dent. Dans les pièces de Lélia Demoisy , à la manière des chimères, le mixage des matières va perturber ces certitudes et prêter aux sculptures un souffle de vie, les animer.

Lélia Demoisy est à la recherche d’un rapport immédiat avec la matière, et par extension, avec le vivant lui-même. Elle quête les moments fugaces de forte intimité avec la nature, hors analyse et hors verbalisation, qui laissent les corps discuter entre eux.

María Ibáñez Lago

 
Mark

. Lélia Demoisy .



Lélia Demoisy vit et travaille dans les Yvelines.  Elle est diplômée des Arts Décoratifs de Paris en 2015 en scénographie mais décide de se consacrer aux arts plastiques lorsqu’elle reçoit la bourse « Jeune talent » de la Fondation Mécène & Loire en 2016. Privilégiant les médiums de la sculpture et de l’installation, Lélia Demoisy cherche à étudier notre relation à la nature et au vivant en tant qu’individu. Tout son travail tend à mettre en avant notre rapport corporel à la matière comme une donnée fondamentale de notre rapport au vivant.

Elle rédige un mémoire d’étude en 2014 traitant de l’idée de fusion avec la nature et va y joindre le récit d’une expérience personnelle d’immersion en solitaire dans une forêt canadienne en plein hiver. Ces recherches vont profondément la marquer et donner toute la ligne de son travail en tant qu’artiste plasticienne. En plus de créer des sculptures, elle se joint à des paysagistes pour travailler directement avec le vivant sur des installations pour Chaumont-sur-Loire (2015), Lausanne Jardins (2019) ou Annecy Paysages (2021). En 2019, elle est accueillie en résidence à la Tribu de Trueno en Patagonie (Argentine) et démarre un travail de recherche autour du dessin à l’encre de chine et de la sérigraphie.



www.leliademoisy.com


Chrysalide
2018
Écailles de pomme de pin et feuille d'argent
23 x 35 x 23 cm



Dentine
2019
Bois de prunus et dents en céramique
1. 19 x 9 x 5 cm
2. 7 x 5 x 8 cm
3. 17 x 12 x 5 cm
4. 7 x 8 x 5 cm
Mark

. María Ibáñez Lago .





Née à Buenos Aires en 1960
Vit et travaille à Paris

Maria Ibanez Lago a participé et initié des projets collectifs d’artistes, au sein desquels elle a rempli aussi une fonction de curatrice.

Fait ses études de Scénographie et Peinture (atelier Zao Wo Ki) à l´Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Paris. A Buenos Aires assiste aux Clinics-workshops de Diana Aisenberg, de 2002 à 2008.

Elle est curatrice des expositions produites par Julio Artist-run space, dans le 20° arrondissement à Paris.
Elle est co-fondatrice du projet S.I.P. (Space in Progress) pour produire et donner visibilité en France aux œuvres d’artistes contemporains argentins.

Elle organise à Paris des rencontres entre artistes autour de projets en cours, Thé W.I.P. (Work in Progress).

Avec le collectif PintorAs a organisé des expositions à la galerie Magda Bellotti à Madrid, à la Maisonde l’Argentine à Paris, au Musée Macro de Rosario, Musée Mac de Salta, et à Buenos Aires au Centro Cultural Borges, entre autres.

Elle est co-fondatrice du collectif Viajar con lo Puesto, qui se montre au Centre d’Art Contemporainde Fuenlabrada-Madrid, en 2013, et du projet Archivo vivo exposé à Intercambios à la Galerie Arte xArte à Bs As en 2008.
 





Mark